05/01/2015

Courage Fuyons

Jusqu'alors, j'avais une vision simpliste des oiseaux.
 
      

                                       Bon c'est la première que j'ai eu, forcément ça reste
 
       
 
 
 
Mais maintenant, c'est fini tout ça. Sur mon toit, c'est ça :
 
 

 
Ouais. Je sais ça fout les miquettes. On se croirait dans Hitchcock.
Alors forcément, ma vision glamour et amusante des oiseaux en a pris un coup.
 
Du coup, mon valeureux "Pitou-chat" (nom composé) a décidé de sauver sa mère de la crise d'angoisse et de faire passer l'envie a tous ces piafs de chier sur mon vélux.
Sauf que...
 
Il en ramène un toutes les demies heures. Il ne les tue pas. Ou du moins pas tous. ça bat des ailes dans toute la baraque, ça te colle des plumes partout même dans tes cheveux, je te parle pas du jus qu'il fout sur le carrelage et sur le pelage de mon sanguinaire de Chat (oui par ce qu'en fait, quand tu attrapes un oiseau à la gorge avec tes dents, ça balance deux trois giclettes plus ou moins conséquentes) (selon la taille du volatile bien entendu). 
tu comprendras que ça me fout les jetons. J'aime pas quand ça s'excite du gosier et des ailes. Je sais pas tellement de quoi j'ai peur ( "ça n'a pas de bras?") mais j'aime pas. Même quand il les ramène morts, j'aime pas. On sait jamais s' il fait un mouvement brusque d'un coup. Je pourrais crier comme une fillette et tout laisser tomber jusqu'à ce que mort ( la mienne) s'en suive.
 
 
Personnellement, quand c'est comme ça, j'appelle mon Chevalier servant pour me virer tout ça par dessus la fenêtre. Il tire un peu la tronche quand même car ça a beau être le mâle dominant, il aime pas bien ça non plus... 
 
Mais aujourd'hui, 8 heures tapantes, jour de repos bien mérité. Oh victoire! Pitou-Chat s'en revient glorieux de la guerre avec un trophée bien tenu en travers des ratiches. Et celui là, il était vif avant de s'éclater trois étages plus bas. Si, si!
 
Je saute du lit, prise de panique, Mamour étant déjà parti travailler et Piaf encore bien (trop) vivant. ça piaille ça se déplume.... Bref.
Les yeux collés et même pas un bol de Chocapic à mon actif, c'est dur comme situation.
 
Ni une ni deux et n'écoutant que mon courage, je m'empare de la " petite pelle" et de son "petit balais" assorti et je me rends compte que je suis en culotte et PIEDS NUS !!!! Quoi? Je marche pas dans les plumes sanguinolentes désolée. Et imagines si "Pitou-Chat" a envie de bailler pile au moment fatidique où je me baisse et qu'il me vole dans les pattes? Ah non!
 
Je m'enferme donc dans la chambre pour éviter que ce con de Chat ne me suive partout, j'enfile des chaussettes et un pantalon ( et une veste à capuche) ( j'ai lavé les cheveux hier on déconne pas avec ça). Me voilà parée à affronter la bête à plumes. Je suis sure qu'elle a des crocs acérés dans ce petit bec hurlant en plus.
 
Je reprend mes armes à destruction massive, referme la porte derrière moi ( pas folle la guêpe) et vais retrouver "Pitou-chat" au salon où il m'attendait avec sa proie devant sa gamelle. J'ai senti un épuisement de la part du volatile et en ai profité pour ouvrir la fenêtre et tenir Pitou devant afin qu'il puisse bailler à sa guise si le coeur lui en disait. 
Mais le coeur lui en disait pas.
J'ai donc dû arrêter d'être trop gentille et ai poursuivi le chasseur ( et le chassé qui n'avait guère le choix) avec ma pelle pour qu'il remonte à la mezzanine en priant qu'il ne lâche pas le déplumé en chemin.
 
Victoire. Il n'a pas lâché le morceau et même qu' il est sur la mezzanine! Plus que quelques centimètres et il est de retour sur le toit... J'aurais même pas eu à toucher le monstre avec ma pelle et ma balayette.

 
                                                      Regardes moi un peu cet air hagard

 
Tu sens un peu la classe qui  .... ET MERDE!
 
Le monstre n'est pas mort et d'un coup d'aile, il a effrayé "Pitou-chat le valeureux" qui a ouvert sa gueule et a lâché le condamné.
Forcément l'épée à la main et le courage dans les chaussettes , j'ai aussi ouvert la mienne à travers de laquelle est sorti un petit cri de pucelle accompagné de quelques petits soubresauts. Voyant mon hystérie retenue et mes convulsions résorbées, Pitou-chat a rattrapé la bête et a attendu qu'elle crève bien sa mère pour me la laisser là, l'oeil sournois ( mais mort) et repartir en quête d'une nouvelle proie.
 
Avant qu'il ne remonte sur le toit, il s'est pris un coup de pelle, j'ai pleuré en ramassant l'oiseau ( il aura jamais l'occasion de chanter avec Blanche-Neige)( et j'ai peur qu'il se réveille) et je l'ai jeté dignement  trois étages plus bas où il connu sûrement une fin glorieuse avec d'autres chats.
 
J'ai enfermé "Pitou-chat" sur le toit pour qu'il évite de me ramener le frère ou la soeur de "l'envolé sauvage" et aussi pour qu'il médite sur sa méchanceté gratuite et des soucis matinaux qu'il inflige à sa respectable mère qui ne demandait pas mieux que de dormir une heure de plus.
 


 
                                                          Du coup, il m'a montré son cul.
 
 
Je le soupçonne même de manigancer sa prochaine attaque. Sûrement encore un oiseau. Ou un Lézard. Ou une Chauve souris. Ou un Panda.

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